Hypnose et enfants

 

L’hypnose fonctionne très bien auprès des enfants. En effet, ils font preuve d’une grande imagination et bien souvent, se mettent moins de barrières que les adultes.

Pour le bon déroulement d’une séance, il est préférable que l’enfant soit volontaire et qu’il soit en mesure d’exprimer son envie de changer.

A quel âge ?

Le suivi peut se faire à tout âge dès que l’enfant est capable d’exprimer son envie de changer. Ainsi, il est par exemple possible de faire une séance d’hypnose à un enfant de 3 ans, capable de dire qu’il “a peur” lorsqu’il va dormir.

Certaines séances peuvent également se faire par le biais des parents selon les cas et dans une vision systémique de ce qui se joue au sein de la famille ou dans l’accompagnement du bébé et de sa mère.

Les parents jouent souvent un rôle de Co-accompagnant. En effet, par exemple lors d’un travail sur la confiance en soi pour l’enfant, il sera utile que le parent adapte aussi son regard et son attitude vis à vis de son enfant afin de favoriser le bon déroulement du processus de changement. Quel plus beau cadeau peut-on faire à son enfant que de lui offrir notre propre certitude qu’il est compétent et que nous lui faisons confiance (voir l’effet Pygmalion et l’effet golem).

Pour quoi ?

  • Peurs, angoisses et phobies
  • Stress
  • Manifestations somatiques sans origine physiologique
  • Difficultés d’endormissement
  • Cauchemars, terreurs nocturnes
  • Difficultés scolaires, phobie scolaire, harcèlement scolaire
  • Les troubles de l’élocution (bégaiement, etc.)
  • Séparation des parents, Garde alternée
  • Troubles du comportement (hyperactivité, retrait, agressivité, colère …)
  • Enurésie (l’enfant fait pipi au lit ou dans ses vêtements à un âge avancé)
  • Encoprésie (défécation involontaire ou délibérée dans des endroits non appropriés après 4ans, trouble durable qui dure depuis au moins 6 mois avec une fréquence d’au moins une fois par mois) – en complément d’un suivi médical.
  • Difficultés relationnelles, manque de confiance et d’affirmation de soi
  • Les troubles “DYS” (dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dyspraxie, etc). pour renforcer la confiance en soi de l’enfant, souvent mise à mal suite à un trouble “DYS”.
  • Enfants précoces, à haut potentiel, accompagnement principalement sur l’estime de soi, gestions des émotions, découverte de soi.
  • Troubles du comportement alimentaire: en complément d’une prise en charge médicale, travail sur l’estime de soi et le rapport au corps.

 

Juste avant le début de la séance, Je demande à l’enfant s’il souhaite rester seul ou s’il préfère être accompagné. La personne hypnotisée est la personne au cœur de la séance et c’est donc elle qui décide ce qui est le mieux pour elle.

En fonction de l’âge de l’enfant et de ses envies la séance pourra se faire avec des supports de jeux, dessins, personnages, histoires à créer dans le but de favoriser l’activation de l’imaginaire au service de son changement.

L’effet Pygmalion

L’effet Pygmalion, appelé également « l’effet Rosenthal » du nom du psychologue qui l’a mis en évidence, est une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire que le simple fait de croire en quelque chose augmente les chances qu’il se réalise.

L’effet Pygmalion a été mis en évidence dans une situation expérimentale célèbre :

Robert Rosenthal et son équipe ont tout simplement fait croire à des groupes d’étudiants qu’ils comptaient effectuer une expérience sur des rats dans une situation d’apprentissage dans un labyrinthe.

L’astuce de l’expérience résidant en ceci, justement, de faire croire à certains groupes d’étudiants que les rats qu’ils reçoivent pour l’expérience ont été très soigneusement sélectionnés sur base d’une intelligence supérieure, tandis qu’à d’autres groupes d’étudiants, on prétend que les rats reçus ont été sélectionnés pour leur très médiocres capacités intellectuelles.

En réalité, la répartition des rats est effectuée tout à fait par hasard.

Ce qui est observé par les chercheurs est étonnant. Les rats soi-disant intelligents sont, au final, beaucoup plus performants que les rats soi-disant idiots; les premiers sont ‘devenus intelligents’ tandis que les seconds sont au final ‘très bêtes’.

L’élément crucial qui est entré en jeu étant, ‘simplement’, le fait que les étudiants aient été convaincus que… Convaincus que leur rats étaient très intelligents, ils se sont comportés en accord avec cette hypothèse, les stimulants, leur accordant de l’attention (à l’inverse des étudiants de l’autre condition expérimentale). Et ils ont de ce fait suscité la confirmation de leur hypothèse, ce qui s’est traduit par des performances meilleures de leurs rats….. intelligents.

L’effet golem

L’effet Golem est à mettre en parallèle avec l’effet Pygmalion.

Il se traduit par de moins bonnes performances suite à un potentiel jugé comme limité par un parent, un professeur, bref une autorité.

La première étape pour diminuer les effets de ce phénomène est de prendre conscience de son existence et des effets pervers que cela peut générer.

© 2017-2020 Céline Humbert 

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